L’information est relayée ce lundi 14 septembre par plusieurs comptes et médias ivoiriens sur les réseaux sociaux. Le média Le Media 100Filtre a notamment publié un message annonçant la disparition de Rato Mobio Venance. Plusieurs internautes et créateurs de contenu ivoiriens ont depuis réagi à cette annonce.
Une figure connue des réseaux sociaux
Papao était notamment connu du grand public grâce à ses apparitions sur les réseaux sociaux aux côtés de son fils Louka, créateur de contenu très suivi sur TikTok et Instagram.
Le duo père-fils était régulièrement présent dans les vidéos de Louka, qui partageait des moments de leur quotidien, des séquences humoristiques et des contenus mettant en avant leur complicité.
Capture d’écran / @louka__m
Louka, connu sur les réseaux sous le pseudonyme @louka__m, est lui-même un créateur de contenu important. Des données publiques disponibles sur son compte indiquaient plusieurs centaines de milliers d’abonnés sur Instagram et environ 4,5 millions d’abonnés sur TikTok.
La relation entre les deux était devenue l’un des éléments forts de l’univers de Louka. En 2024, ce dernier avait notamment partagé une publication concernant l’opération de son père, écrivant que celle-ci s’était bien déroulée.
Une carrière musicale
Avant d’être connu des nouvelles générations sur les réseaux sociaux sous le surnom de « Papao », Rato Mobio Venance avait surtout marqué le monde de la musique ivoirienne. Également connu sous les noms de Rato Venance ou Abou Mobio Venance, il était organiste, pianiste et claviériste.
Images internet
Dans les années 1970, il devient l’un des membres du groupe Bozambo, une formation afro-antillaise créée en France en 1973 aux côtés notamment du guitariste ivoirien Jimmy Hyacinthe et du batteur burkinabè Georges Ouédraogo. Le groupe mêlait plusieurs influences, allant de l’afro-funk et de l’afro-jazz au jazz-fusion, à l’afro-soul et au pop-rock.
Capture d’écran / Youtube
Rato Venance ne se limitait pas à son rôle d’instrumentiste. Il participait également à la composition et aux arrangements. Sur l’album Bozambo sorti en 1976, plusieurs morceaux sont ainsi crédités à son nom, dont « Ayilokon », « Kato Kato », « N’te » et « Viva Bozambo ». Ce dernier titre est notamment présenté comme une composition de Rato Venance.
En 1978, il sort également l’album « Djaitain », enregistré sous le nom de Rato Mobio Venance. L’album, édité en Côte d’Ivoire sur le label Discogram, est associé à des sonorités funk, soul et disco et comprend notamment les titres « Djaitain », « Min Ninssan », « Bie Boua » et « True Love ».
Les raisons du décès inconnues
À ce stade, les circonstances précises de son décès restent inconnues. Aucune information officielle concernant les causes de sa disparition n’a été communiquée pour le moment.
